Maison Actualités Agriculture : à Bembou, le ministre Cheikhou Oumar Ba à l’écoute des producteurs

Agriculture : à Bembou, le ministre Cheikhou Oumar Ba à l’écoute des producteurs

8 lecture minimale
0
0
64

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a effectué, mercredi 16 septembre 2026, une visite de terrain dans le département de Saraya. Première étape de cette tournée, le champ de coton d’Idrissa Traoré, un jeune producteur de la commune de Bembou.

‎Accompagné de l’adjoint au gouverneur,des autorités administratives et locales de saraya, du directeur général de la Sodefitex, des chefs de services départementaux et régionaux ainsi que des services techniques, le ministre a voulu, à travers cette tournée, aller directement à la rencontre des producteurs. L’objectif est de mieux comprendre leurs réalités, d’évaluer les niveaux de production, d’identifier les difficultés rencontrées et d’apporter des réponses adaptées aux besoins du terrain.

‎Sur place, Idrissa Traoré exploite cinq hectares de coton. Le jeune producteur a choisi de se consacrer à l’agriculture plutôt qu’à l’orpaillage, particulièrement présent dans le département de Saraya. Mais son exploitation reste confrontée à un manque important de moyens matériels.

‎« Nous avons un problème de matériel. Vous voyez, je n’ai que cette houe. Nous avons également besoin d’eau. Si nous disposons d’un point d’eau, nous pourrons développer d’autres activités après l’hivernage », a-t-il expliqué. Il a également évoqué le coût élevé des engrais et des traitements phytosanitaires, notamment en raison de l’irrégularité des pluies, et plaidé pour une réduction du coût des intrants.

‎Pour le directeur général de la Sodefitex, Pape Fata Ndiaye,cette visite permet de mieux mesurer les réalités auxquelles sont confrontés les producteurs et d’identifier les leviers nécessaires au développement de la filière. Pour la campagne agricole 2026-2027, la région de Kédougou compte 8 200 hectares emblavés en coton, dont 7 000 hectares dans le seul département de Saraya.

‎« C’est une zone qui est en train de se développer et nous estimons qu’une partie de l’avenir de la filière cotonnière se jouera à Kédougou », a indiqué le DG de la Sodefitex, qui considère Idrissa Traoré comme un producteur méritant d’être encouragé.

‎Il a également expliqué que les besoins en équipements constituent une difficulté largement partagée par les producteurs de la région. Un renforcement du matériel agricole permettrait, selon lui, de réduire les retards dans les semis, de mieux faire face aux aléas climatiques et d’améliorer la productivité.

‎La question du coût des intrants figure également parmi les préoccupations. Selon le responsable de la Sodefitex, les intrants destinés au coton ne bénéficient pas directement d’une subvention. La filière sollicite ainsi l’appui de l’État afin d’atténuer leur coût pour les producteurs. À prix coûtant, le sac d’engrais pourrait revenir à 26 000 francs CFA, contre 15 000 francs CFA l’année précédente, a-t-il précisé.

‎Pour le directeur régional du développement rural, le choix d’Idrissa Traoré revêt également une portée particulière. Le jeune producteur constitue, selon lui, un exemple pour la jeunesse locale, dans une zone où l’orpaillage attire de nombreux jeunes.

‎Le responsable a par ailleurs rappelé que la région a bénéficié d’une dotation de 150 semoirs, tout en soulignant que le niveau d’équipement des exploitations agricoles demeure encore faible. Le renforcement de cet équipement s’inscrit, a-t-il indiqué, dans la stratégie d’autosuffisance alimentaire.

‎Pour le ministre Cheikhou Oumar Ba, l’expérience d’Idrissa Traoré montre qu’un jeune peut réussir dans l’agriculture malgré des conditions difficiles. Il a salué son engagement et assuré les producteurs de l’accompagnement de l’État.

‎« Nous n’allons pas vous laisser. Nous allons faire de notre mieux, notamment sur les intrants et le matériel. Nous prions Dieu de nous faciliter la pluie pour sauver les cultures », a déclaré le ministre.

‎Cette étape de Bembou illustre ainsi l’un des enjeux majeurs de la tournée : rapprocher les décisions publiques des réalités vécues dans les exploitations. Pour les producteurs, elle constitue une occasion de faire remonter directement leurs préoccupations. Pour le ministère, elle permet de recueillir des données de terrain et de mieux orienter les interventions en matière d’équipements, d’intrants et d’accompagnement des filières agricoles.

‎Après Bembou, la délégation ministérielle a poursuivi sa tournée vers Diakhaba, un deuxième site dans le département de Saraya .

Afficher plus d'articles connexes
Charger plus par admin
Charger plus dans Actualités

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir aussi

Phases départementales de Saraya : Sékhofara et Djidima s’imposent lors de la deuxième journée

La deuxième journée des phases départementales de l’ODCAV de Saraya s’est disputée samedi …